20.5.11

disparitions

Les mois de mars-avril ont été si fertiles en coïncidences que je suis en retard pour en rendre compte.
Le 20 avril, je me suis laissé tenter par un recueil de 5 nouvelles d'Antoine Bello, Les funambules. Ces nouvelles sont antérieures à son premier roman, Eloge de la pièce manquante (1998), qui a retenu l'attention des amateurs de Perec car décrivant un monde parallèle où le sport le plus populaire est le puzzle.
Le roman a une impeccable construction en 3 parties, d'abord L'ENIGME, exposant en quelques pages les assassinats mystérieux de 5 personnalités du monde du puzzle, découvertes amputées d'un membre.
Puis vient LE PUZZLE, en 48 pièces ou chapitres sous diverses formes, coupures de journaux, lettres, interviews... La 48e est une page blanche.
Enfin LA SOLUTION montre un lecteur anonyme qui a scruté attentivement les pièces du puzzle, y a repéré le rôle prépondérant d'un personnage a priori peu important, et vient lui exposer ses conclusions.
Un brin imprudemment, car s'il s'adresse bien au coupable, il n'avait pas deviné sa motivation secrète qui était la réalisation du puzzle ultime, ATTENTION SPOILER !, composé des parties les plus efficaces des personnalités du monde du puzzle. Il lui manquait une pièce pour achever sa folle chirurgie, la tête du premier lecteur qui l'aurait percé à jour...

Le perecquien trouvait du grain à moudre dans cette belle construction, avec évidemment le chapitre manquant, invention de Perec dans La Disparition, reprise camouflée dans La Vie mode d'emploi, avec ce petit plus que le chapitre manquant était aussi une "pièce", en l'occurrence une cave du 11 rue Simon-Crubellier.
Perec avait attiré l'attention sur le personnage de Célia Crespi, dont le destin morcelé doit être reconstitué à partir de multiples chapitres de VME. Il est supposé que Célia Crespi est largement inspirée par sa mère, Cécile (Cyrla) Perec.
Le personnage désigné par les 47 pièces du puzzle de Bello porte le nom de Cecil Earp, très proche (et sa femme se nomme Cecilia !)
Le numérologue en moi a été attentif à ce nombre 47, valeur numérique de PEREC.

J'en viens donc aux 5 nouvelles des Funambules, histoires d'autant de personnages menant, pareillement à Cecil Earp, leur destin jusqu'à un ultime achèvement.
Je connaissais déjà la dernière, L'année Zu, parue en 1999 dans Formules, histoire d'un écrivain minimaliste dont la carrière débute avec un roman de 1400 mots, et qui rêve d'épurer son style au maximum.
Ses romans suivants ont 1000, 940, 885, 690, 606 mots, le dernier étant couronné par le Nobel.
Zu publie ensuite son oeuvre maîtresse, une trilogie centrée sur le personnage de Z. :
- Genèse (395 mots)
- Paternité (244 mots)
- Disparition (89 mots)
J'avais certainement réfléchi sur ces nombres alors, je ne sais plus si j'en avais tiré quelque chose, en tout cas depuis j'ai quelque peu changé et suis notamment devenu réceptif aux rapports d'or, ainsi
395/phi = 244.12...
Il est possible que Bello (ou Zu) n'ait rien laissé au hasard ici, car, après le nombre pi peut-être jugé trop immédiat, les nombres irrationnels les plus célèbres sont phi et e, et
244/e = 89.76... : je rappelle que La Disparition de Perec est celle de e (la lettre et non la constante de Néper).
Il se pose explicitement la question de savoir si le titre du "roman" doit être ajouté au compte des mots, auquel cas on aurait:
396/phi (1.618034) = 244.695, s'arrondissant à 245, nombre de mots de Genèse;
244.695/e (2.718282) = 90.018, vraiment très proche des 90 mots de Disparition.

Les 89 mots de Disparition ont pour moi un autre écho, peu soupçonnable d'être intentionnel car la nouvelle est parue en 1996 et c'est en 1997 que l'Oulipien Hervé Le Tellier a publié un Poulpe, La Disparition de Perek, n° 89 de la collection de poche Baleine, qui publiait des Poulpes et d'autres polars, avec ce petit prodige analysé ici que le rapport entre les uns et les autres a flirté avec le nombre d'or tout au long de l'existence de la collection dirigée par Antoine de Kerversau.
Ce fut le cas pour ce n° 89, 55e Poulpe, frappant pour plusieurs raisons :
- 55 et 89 sont des nombres de la suite de Fibonacci, donnant les meilleurs rapports dorés;
- ce PEREK qui a disparu est un nom de valeur 55;
- il fait référence à GEORGES PEREC = 76/47, nom doré;
- et auteur doré, notamment d'Alphabets où j'ai remarqué le rapport des occurrences du mot "or" entre les deux parties, 55/34.

Bello a publié 3 romans après la Pièce manquante; ses Falsificateurs en 2007 ne m'ont pas convaincu, et je n'ai pas cherché à lire la suite en 2009, Les Eclaireurs. En septembre 2010 est paru Enquête sur la disparition d'Émilie Brunet, dont un résumé m'avait séduit, et puis ça m'était sorti de la tête.
Les disparitions tous azimuts rendaient cette lecture urgente, ce qui fut fait voici deux jours.
Etonnant objet littéraire, comparable à La Caverne des idées de Somoza, enquête hors du commun où le détective Achille Dunot est atteint d'amnésie antérograde, telle que chaque matin il n'a plus aucun souvenir de ce qui s'est passé la veille, et doit lire le journal qu'il tient de son enquête, précisément le livre aux mains du lecteur.
La chose se complique lorsqu'il conclut un marché avec l'unique suspect de la disparition d'Émilie et de son amant le 29 avril, son mari Claude Brunet, brillant neurologue qui affirme avoir perdu la mémoire de ce qui s'est passé ce jour, suite à un tabassage par le flic qui l'a interrogé le lendemain : Achille propose à Claude d'échanger chaque jour leurs notes manuscrites sur l'affaire. Il a déjà rédigé une centaine de pages, et décide d'en biffer certaines réflexions personnelles qu'il estime pouvoir reconstituer aisément ensuite.
Désormais, il cachera ses réflexions dans des "détectandes scripturaux", ce qui peut rappeler les "images eidétiques" imaginées par Somoza dans La Caverne des idées, et qui est en fait une expression due à Annie Combes, désignant des fragments textuels pouvant constituer des indices ou des leurres, qu'ils soient destinés au détective ou au lecteur.
Achille avait préjugé de son intellect et les lectures ultérieures de son manuscrit ne lui permettent pas d'identifier de détectandes (du moins c'est ce qu'il écrit, peut-être à l'intention de Brunet), et les passages biffés le laissent perplexe, souvent incapable de restituer ce qu'il avait écrit, se demandant s'il n'y avait pas là des indices essentiels, qu'il tente de déchiffrer sous les biffures...

De fait les bandes noires biffant les passages incriminés laissent intacts les jambages de certaines lettres, laissant une ouverture au décryptage, ainsi il est plus que probable que c'est "Émilie Brunet" qui est biffé ci-dessous: Je n'ai pas le courage d'essayer de déchiffrer ces passages plus avant, mais le procédé me rappelle une coïncidence faramineuse, liée à une coïncidence perecquienne non moins fabuleuse, relatée sur cette page, mise en ligne en 2007, que Bello a fort bien pu lire, car une requête Google "van dine" perec la fait apparaître en premier résultat, or Bello connaît Van Dine, dont les Commandements du Roman Policier sont cités à plusieurs reprises dans son Enquête, et Perec a manifestement été pour lui une influence majeure.
J'avais évoqué ces 20 commandements édictés par Van Dine dans mon roman Sous les pans du bizarre, en 2000, suggérant que leur seul intérêt était le défi représenté par l'écriture d'un texte contrevenant à toutes ces règles, sans soupçonner que cette gageure avait été réalisée en 1986 par Jacques Barine, avec sa nouvelle Les vains commandements, parue dans le fanzine Enigmatika, peu diffusé (mais Roland Lacourbe l'a rééditée récemment dans le recueil 20 pas dans l’insolite).

J'ai pu lire la nouvelle en 2004. Il s'agit d'une enquête sur la disparition de Van Dine, vu pour la dernière fois le 11 avril 1939, date non fortuite puisque c'est celle de la réelle mort du romancier américain. Curieusement, la disparition du Perek évoqué plus haut a elle aussi été datée, par Le Tellier, d'un 11 avril, non précisé.
L'enquête fait apparaître les éléments les plus extravagants, rayon de la mort, secte, hypnose, code secret, jumeaux, etc., jusqu'à ce que Van Dine réapparaisse et révèle qu'il avait monté cette machination pour démontrer la validité de ses règles :
C’est moi-même qui avais machiné --- ---- ma disparition avec toutes les circonstances prohibées (…)
Enigmatika était alors ronéoté, et mon attention avait été attirée par un blanc dans cette phrase, seule correction notable du texte :Un mot avait été passé au corrector, mais il en subsistait quelques traces (cliquer pour agrandir). Le mot ou expression comptait huit espaces, et il me vint à l'idée que ce pouvait être "Van Dine", qui collait avec les traces résiduelles, comme on peut le voir sur ce montage où j'ai scanné un "Van Dine" du même texte, précédé d'un "e", coloré ensuite en jaune et superposé en transparence à l'emplacement correspondant (cliquer idem) :Je découvris à la fin de la nouvelle que l'enquêteur narrateur envisageait de faire disparaître Van Dine avec du corrector, puis y renonçait en pensant que la manoeuvre laisserait un blanc accusateur, et trouvait un procédé encore plus littéraire pour reléguer Van Dine dans l'innommable...
Je ne doutai pas alors d'avoir deviné juste, et fus rempli d'admiration pour cette trouvaille dont je félicitai épistolairement l'auteur, qui ne sembla pas comprendre.
De fait lorsque je le rencontrai quelques mois plus tard, il s'avéra que le "blanc accusateur" en question était un pur hasard, dû à celui qui avait réalisé le stencil. Bien entendu il n'était pas certain qu'il eût d'abord tapé "Van Dine", bien d'autres énoncés de 8 espaces pouvant correspondre aux traces, et en fait on ne voit pas trop pourquoi il aurait tapé "Van Dine"...

Toujours est-il que la page où je relate cette affaire était accessible longtemps avant la Disparution d'Émilie Brunet, et que je m'étonne de trouver "Émilie Brunet" biffé dans une autre affaire de disparition où Van Dine est mentionné à diverses reprises.
Biffé différemment, certes, mais vers la fin du livre, page 226, Achille annonce qu'il a acheté un stylo correcteur, dont il se sert pour opérer des modifications à son journal, d'abord bénignes, puis plus hardies, et enfin l'un des derniers paragraphes suggère qu'il a passé une nuit entière à remanier son texte, toujours celui aux mains du lecteur, si bien qu'aucune certitude ne demeure sur la valeur objective du journal, aucune trace ne semblant trahir l'usage de ce stylo correcteur...

Le journal s'achève alors que le verdict du procès de Claude Arthur Brunet n'a pas été prononcé, et qu'Achille n'affiche aucune conviction sur ce qui s'est passé.
Fin totalement ouverte donc, ce que semble confirmer Bello dans cette interview, où il indique cependant avoir introduit de nombreux détectandes scripturaux dans son texte.
Quelques lecteurs exposent leurs trouvailles en ligne, telle Val, et voici quelques observations personnelles.

Entre le biffage, éventuellement décodable, et les modifications au stylo correcteur, semblant indécelables, Achille a décidé page 165 d'utiliser des ratures simples, afin de s'épargner de relire chaque matin des paragraphes peu importants, sans toutefois les perdre.
Je me suis étonné de cette présentation :Après mûre réflexion, il me semble que la première parenthèse aurait dû être (raturant), donnant l'exemple de ce que seront effectivement ces passages raturés, toujours lisibles.
Il est ahurissant que je n'aie pu deviner ce mot que parce que le cas suivant du pâté (pâté) livre en revanche un mot aisément identifiable malgré le pâté le recouvrant, nonobstant la prétendue irréversibilité de l'opération.
Je ne vois pas qu'en déduire, et envisage même que ce pourrait être une inadvertance.

Autre curiosité page 100, où Brunet a pu reconstituer un élément de la journée du 29 avril grâce à un courrier de son adversaire bulgare dans une partie d'échecs par correspondance (mais on apprend ultérieurement que les services postaux sont alors en grève) : alors qu'il était menacé par la reine et un pion du Bulgare (burglar, "cambrioleur" ?), Brunet a mis ce jour son roi à l'abri par un petit roque.
Aucun détail n'étant a priori fortuit, on peut supposer que le roi correspond à Brunet lui-même, la reine et le pion ennemi à sa femme et à l'amant, la manoeuvre à la prétendue amnésie qui constitue son habile alibi.
Il se trouve que j'ai été conduit à ce roman par la nouvelle L'année Zu, où Disparition est le dernier volet de la trilogie de Zu, lequel a obtenu le Nobel pour son roman précédent, Roque, en 38 séquences et 606 mots.
L'importance des travaux de Brunet est telle qu'on en parle pour le NOBEL; le procureur en charge du dossier criminel se nomme André LEBON.
Le journal d'Achille compte 38 entrées journalières (sur une période comptant 49 jours, du 2 mai au 19 juin).

Achille en quête de détectandes recherche dans son journal des coquilles qu'il aurait faites volontairement, et n'en trouve aucune. J'en ai repéré une page 129, où Achille a visionné les deux films fétiches de Brunet, La corde (1948), et L'Inconnu du Nord-Express (1951), tous deux de Hitchcock, avec la thématique voisine d'un couple de criminels représentant deux aspects antagoniques de la psyché : l'un est un tueur sans scrupules, l'autre reste dominé par les valeurs morales usuelles.
Achille remarque que, dans ces luttes entre le Bien et le Mal, Philip et Guy, ceux qui "trouvent le courage d'extirper le vice qui les gangrène", sont interprétés par le même acteur, Fairley Granger écrit-il.
Or c'est Farley (disparu le 27 mars dernier), ce que Bello vivant aux USA devrait savoir mieux que beaucoup d'autres. L'adjectif fair a divers sens, parmi lesquels "beau", ainsi fair-ley pourrait être un "beau-laid", exprimant assez idéalement la présence en un même être de principes antagoniques.
Si bello signifie aussi "beau" en espagnol ou italien, un simple décalage de sons transforme bè-lo en "beau-laid"...
Antoin' Bello, "en toi Nobel" pourrait-on lui souhaiter...

Achille Dunot, Achille bien sûr à cause d'Hercule (qui aurait dans Les Quatre un frère de ce nom), Dunot peut-être pour donut, "beignet troué" (les trous de mémoire, les trous du texte biffé), ou dunno (I dunno, "je ne sais pas").

L'identification de l'auteur Bello à Brunet et aux tueurs de Hitchcock me semble se préciser avec le nom complet du docteur, Claude Arthur Brunet, aux initiales identiques à celles du tueur du roman de Patricia Highsmith, Charles Anthony Bruno, devenu Bruno Antony dans l'adaptation de Hitchcock.
Tout cela peut suggérer une complicité d'Achille avec Brunet; peut-être a-t-il découvert la preuve de sa culpabilité, et n'a pas souhaité la communiquer aux enquêteurs officiels, préférant la cacher dans son journal.

Il se trouve que j'avais revu La corde il y a quelques mois, en y remarquant aussi la présence de Farley Granger dans un rôle similaire à celui de Strangers on a train, un film qui m'est cher pour de multiples coïncidences.
Un peu plus d'attention aujourd'hui aux autres acteurs m'amène à découvrir trois noms dorés, et pas des moindres puisqu'il s'agit de
JOHN DALL = 47/29, l'assassin principal;
DICK HOGAN = 27/45 = 3/5, la victime;
JOAN CHANDLER = 40/65 = 8/13, sa fiancée.
Dick Hogan et Joan Chandler n'apparaissent pas ensemble dans le film, mais une scène entre eux avait été tournée pour la bande-annonce, dont voici une image, émouvante pour un amoureux de la suite de Fibonacci, puisqu'il s'agit d'un "3/5" se préparant à embrasser une "8/13", rapports dans cette suite.
A remarquer que le rapport est inverse pour l'assassin, 47/29, et que ces nombres appartiennent à la suite de Lucas, l'autre suite additive essentielle liée au nombre d'or.
J'indiquais dans mon précédent billet une probabilité d'1 chance sur 35 pour qu'un nom soit doré, résultat empirique établi à partir de listes d'acteurs et d'actrices, précisément. Il serait déjà étonnant d'avoir 3 noms de ce type parmi 8 (ou plutôt 9 puisque l'acteur principal James Stewart n'apparaît pas ci-dessus), et si on hausse le critère aux noms de valeurs multiples de termes des suites de Fibonacci ou Lucas, ce qui fut ma première approche, la probabilité passe à 1 chance sur 100.

Je rappelle que c'est en partie un nombre de Fibonacci, les 89 mots du roman Disparition de Maximilien Zu, qui m'a conduit à la Disparition d'Émilie Brunet, or celle-ci a 34 ans et l'événement le plus marquant de sa vie a été la mort de ses richissimes parents le jour de son 21e anniversaire.
Les premiers nombres de Fibonacci sont 1-2-3-5-8-13-21-34-55-89, et je remarque parmi les 13 notices identificatrices en tête du journal d'Achille un certain Paul Hermann, 55 ans. Un autre personnage a "environ 55 ans", mais rien a priori ne permet de relier l'un ou l'autre à la disparition de la 34enaire...

Je crois avoir fait le tour de l'essentiel, quelques liens encore :
- J'ai déjà évoqué le n° 29 d'Enigmatika sur Quaternité, pour d'autres échos.
- J'ai eu l'occasion d'aborder d'autres disparitions liées à Perec sur mon autre blog.
- En rédigeant ce billet, où il est question du prix Nobel, j'ai appris la parution du 3e volet du Code secret de la Bible, de Michael Drosnin.
J'ai déjà expliqué ici que je ne m'intéressais à ce "Code" que d'un point de vue synchronistique, ce qui se vérifie ici car la trouvaille essentielle de ce nouvel opus, affichée en couverture, est la lecture dans la Tora des expressions "Obama Nobel", "son prix", et "paix".
Le 44e président US, qui a annoncé le 4/4 dernier sa candidature à sa propre succession, a effectivement obtenu le prix Nobel de la Paix, mais il va de soi que Drosnin ne publie que ses bons résultats, qu'il faudrait pouvoir comparer aux probables myriades d'essais négatifs pour obtenir une probabilité significative.
Quoi qu'il en soit, le nombre de lettres en jeu ici est impressionnant, et j'ai vérifié qu'il y a bien deux ELS "ObamaNobel" dans la Tora, la plus courte dans la Genèse avec une distance de 1293 lettres, ci-dessus les lettres cerclées, à lire de bas en haut.
Les 4 lettres suivantes, encadrées de rouge, forment le mot "son prix" (à cheval sur Genèse et Exode), à lire de haut en bas.
Deux lignes plus bas on lit dans l'encadré bleu le mot shalom, "paix", à l'envers en fait. Il me semble qu'on peut ajouter le lamed précédent pour former l'expression leshalom, "pour la paix", ce qui correspond à la formulation effective en hébreu de "Prix Nobel de la Paix" :
פרס נובל לשלום
Je remarque que la lettre initiale d'Obama est la 76543e de la Genèse (dans la version utilisée par le logiciel du moins, pour lequel le compte part de 0), joli compte à rebours, et qu'elle se trouve dans le verset 49,31.
49/31 est un rapport doré, correspondant à l'actrice Carol Kane mentionnée dans mon billet précédent. En hébreu les mots Nobel et Obama sont aussi en rapport d'or, 88/54.
J'avais déjà remarqué que OBAMA est le renversement du latin AMABO, "j'aimerai", et il est amusant de rencontrer aujourd'hui OBAMA NOBEL renversé, alors que je m'intéresse par ailleurs au procureur LEBON contrecarrant certaines prétentions au NOBEL.
Les rebours semblent insistants, car ce verset mentionne la tombe (HQBR) de Rebecca (RBQH), jeu commenté par l'exégèse juive. Plus précisément Ils enterrèrent là (SMH QBRW) Isaac et Rebecca (RBQH) sa femme (ASTW), le A souligné (alef) étant l'initiale d'Obama.
Enfin il est remarquable que le renversement consonantique de NoBeL mène à LBN, qui signifie entre autres "brique" et "fabriquer des briques", tâche imposée aux Hébreux esclaves en Egypte. Le verbe LBN est précisément le mot précédant les deux mots KTMWL SLSM, permettant la lecture à rebours LSLWM, leshalom, dans le verset Ex 5,14 achevant l'exemple en couverture du livre de Drosnin...
Je remarque encore que c'est un autre prix Nobel de la Paix qui était en couverture du premier volet du Code secret de la Bible, Rabin, prix obtenu conjointement avec Arafat et Peres, ce dernier nom s'écrivant en hébreu identiquement à pras, "prix".

4 commentaires:

Ariaga a dit…

Les disparitions j'en constate souvent au sein de ma propre maison ... Amitiés et merci pour ce texte.

Ariaga a dit…

Une relecture ...

Lolo a dit…

C'est drôle, mon interactivité avec ton blog !...
Je recherchais la mot "fortuit" sur Google. Et par hasard (?), j'étais sur le mode 'image'. Apparaît alors cette image de la Dame noire ayant décapité le Roi des Blancs. Je pensais que c'était un site qui causait D'Emilie Fortuit, une joueuse en décolleté qui a su faire parler d'elle dans le monde des échecs (que j'apprécie particulièrement tout en m'en tenant pourtant éloigné). Mais non, ça venait juste de ta phrase "Aucun détail n'étant a priori fortuit, [...]" qui s'est associée à la photo dans la banque d'images de Google.
Du coup j'ai un peu regardé et lu quelques uns de tes articles. Je suis tombé sur le bouquin "Eloge de la pièce manquante", qui pour moi a tout de suite fait référence à une photo que j'avais envoyée à une amie, une photo de mon corps, avec un petit effet spécial puisque il était représenté comme un puzzle qu'on vient de terminer, mais... avec un pièce manquante, juste sur une partie de mon anatomie. Depuis, la phrase MSN de ladite amie - qu'elle n'a depuis toujours pas effacée -, c'est "Il manque une pièce à mon puzzle". Or, cette amie, je ne l'ai contactée que ce matin, la première fois depuis des lustres ! Petit hasard encore.
Jusqu'à la référence au bouquin 'Marc m'a tuer' que je vois dans ta dernière page, alors qu'une collègue me parlais pas plus tard qu'hier du film 'Omar m'a tuer' qui sort prochainement.
Je n'y vois aucun signe, ça m'a seulement amusé tout ces clins d'oeil, au point que j'ai voulu te le dire.
Je te garde en mémoire, peut-être y trouverai-je d'autres choses encore quand je reviendrai, auquel cas je me dirai peut-être que finalement y'a un truc bizarre qui se passe ici...
Lolo

Antoine Bello a dit…

Quelle érudition... La tête m'en tourne.
Pour votre information, "Dunot" est le nom de la rue où habite Dupin, le détective de Poe dans La lettre volée. Les références à Poe pullulent dans mon livre, à commencer par le chien de Brunet à qui j'ai donné le prénom de Dupin (Auguste).
Cordialement,

Antoine Bello